Abel Tasman : l’auto-stop nous réserve une drôle de surprise

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Depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous avons pris l’habitude de prendre des gens en auto-stop. C’est un excellent moyen de rencontrer d’autres voyageurs, et puis, nous savons à quel point ça fait plaisir quand une voiture s’arrête après une longue attente sur le bord de la route. Pour cette nouvelle anecdote, on a décidé de vous emmener aux alentours du parc national d’Abel Tasman à la rencontre de Joana, une auto-stoppeuse pas comme les autres.

Abel Tasman, le parc qui vous veut du bien

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Abel Tasman est un parc national situé au nord de l’île du sud. C’est tout simplement le paradis sur Terre : plages sauvages, mer turquoise, nature luxuriante.

Nous décidons d’y faire un trek d’une journée à la recherche des lions de mer.

Le trek, long de 14km, varie entre plages désertiques et forêts de fougères géantes.

Nous sommes en pleine saison, au beau milieu de l’été, et pourtant le chemin n’est pas pris d’assaut par les autres touristes. La Nouvelle-Zélande reste préservée du tourisme de masse grâce à sa position géographique complètement excentrée.

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Nous nous arrêtons à chaque petite baie pour observer les habitants du coin : des oiseaux. Un énorme goéland curieux se posent près de nous. Un peu plus loin, des cormorans pêchent et se battent pour un poisson sans se soucier de notre présence.

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Une fois arrivés sur la pointe…, nous avons la chance de voir les fameux lions de mer qui se réchauffent sur des rochers en contre-bas de la falaise.

Nous nous remémorons alors nos mésaventures indiennes, le calme et la sérénité de cet endroit est à l’opposé de ce que nous vivions il y a quelques semaines à peine.

Nous quittons Abel Tasman, ressourcés.

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Joana, dealer repentie

C’est dans les alentours du Parc d’Abel Tasman que nous faisons la rencontre de Joana.

Alors que nous prenons la route vers le sud, on voit ce petit bout de femme au bord de la route. Habillée comme un garçon, elle agite énergiquement la main.

Nous nous arrêtons pour la prendre en auto-stop. Joana est la première Neo-Zélandaise que nous prenons en stop. Elle est trop contente et sa joie est communicative.

Très vite, elle nous pose un milliard de questions. Lorsque nous lui racontons notre voyage jusqu’à maintenant, ses yeux s’illuminent. Elle n’a jamais été à l’étranger, et n’a été sur l’île du Nord qu’une seule fois.

Elle habite en plein milieu de la campagne. Son accent est très marqué et nous avons du mal à comprendre son argot.

Apres quelques kilomètres, elle se rend compte qu’on ne l’avait pas comprise : elle veut aller dans le nord, nous le sud.

Paniquée, elle nous demande si on ne peut pas faire un détour. Elle a un entretien d’embauche dans peu de temps, et très peu de voitures passent par là donc elle a peur de ne pas arriver à l’heure.

Nous hésitons un instant puis nous acceptons. Ce détour nous rallonge le chemin d’une heure, mais peut lui changer sa vie.

Joana nous confie qu’elle n’a pas toujours fait des choses bien dans sa vie. Elle est très vite sortie du système scolaire et de mauvaises rencontres en mauvaises rencontres, elle a fini par vendre du cannabis aux touristes. De l’argent rapide et facile.

La veille, nous avions pris en auto-stop un Hongrois. Pour nous remercier, celui-ci avait proposé de nous offrir de « l’herbe » qu’il venait d’acheter. Joana est l’envers du décor.

Il y a quelques mois, elle a été arrêtée par la police. Comme ça n’était pas la première fois, elle a été en prison puis condamnée à faire des travaux généraux dans le Parc National. Elle s’est alors découvert une passion pour la nature et les grands espaces. Elle voudrait suivre une formation dans ce domaine.

Maintenant, elle affirme vouloir tout recommencer à zéro sur de bonnes bases. Espérons que notre petit coup de pouce l’aidera 🙂

Nous la déposons devant le café où elle a son entretien. Elle nous sert dans ses bras.

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Nous quittons la région du Parc d’Abel Tasman prêts pour de nouvelles aventures.

Si on a des nouvelles de Joana, on vous les donnera sur le blog 🙂

À très bientôt,

Clo & Clem

4 commentaires

    1. On t’avoue qu’elle nous faisait quand même un peu flipper au départ, on comprenait rien à ce qu’elle disait :p dans la voiture ca donnait ca :
      « – tu peux reculer ton siège ca ne me dérange pas !
      – ah bon la ceinture n’est pas obligatoire ? ».

  1. Autant j’apprécie le traitement de l’article, je ne suis par contre pas d’accord avec votre affirmation, comme quoi, la Nouvelle Zélande est à l’écart du tourisme de masse..
    Il y a peut être moins de monde/touristes proportionnellement au nombre d’habitants par rapport à des pays asiatiques mais les infrastructures d’accueil ont tout de tourisme de masse. Tout est ultra bien organisé, huilé depuis des années. Cela va des campings du DOC, aux diverses randonnées très documentées, aux DOC info center qui te disent tout ce qu’il faut, aux arnaques potentiels face au tourisme d’aventure etc… et j’en passe.
    Mais ce n’est que mon point de vue, vous avez le droit de ne pas être d’accord et je partage comme vous que j’ai pu profiter de nombreux moments de « solitude » et de tranquillité sans touriste, ni personne autour, dans ce magnifique pays (et le plus beau pour être subjectif ^^)….

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